lundi 11 janvier 2010

Polly wants a cracker/ I think I should get off her first

Vous n’avez jamais remarqué à quel point la langue française est… riche ? Un même mot peut avoir plusieurs sens et d’autres, sans avoir la même définition, se prononcent de façon identique. Oui, bonsoir, ceci s’appelle un homonyme Eva.
Croyez-moi, ce sont vraiment le genre de choses qui perturbent toute une vie. Ma vie.


Quand j’étais plus petite je pensais qu’être traumatisé s’écrivait « être trop matisé ». Je vous jure ! Et, le pire, c’est que j’abusais de ce mot, je l’aimais ce mot ! Je me déclarais « trop matisée » pour un rien et, lorsque je ne l’étais plus, j’adorais le faire savoir à grand renfort de « Non, ça va, je suis juste un peu matisée ». Riez, je vous en pris, riez donc ! Mais, moi, je n’ai pas ris quand j’ai été confrontée à la dure réalité. Je me suis rendue compte que j’avais vécu plusieurs années dans l’ignorance la plus totale. C’est dur, ça vous détruit une gamine ça.

La langue française réserve bien des surprises… Mon cerveau également.

Mais pas que ! Ce doit être un gêne familial, ma foi, parce que mon frère nous a longtemps fait rire avec quelques expressions… comment dire… originales ?
Flashback : Ma chère et tendre maman et mon frère sont dans un magasin de chaussures pour enfants. Petits Petons, by the way. (on y est tous allés quand on était petits. Ca et Du Pareil Au Même. Tmtc, ça date tout ça) Mon frère voit pleins de chaussures qui lui plaisent et les montrent à ma mère. Malheureusement, elles ne sont pas à sa taille.
Maman : Attends mon loup (que c’est mignon), je vais te trouver des chaussures à ta taille.
Frère : Oh…

Quelques minutes de recherches acharnées

Frère : Ca y est maman, t’as trouvé des chaussures « Atataille » ?

Alors, Dieu seul sait s’il pensait que c’était une marque ou quelque chose dans le genre, mais on a pas mal ris. Waow, quelle famille de rigolos nous sommes !


Et maintenant, je vais garder mon sérieux pour vous parler de quelque chose de… sérieux (une fois n’est pas coutume). Vous n’êtes pas sans savoir la tragédie qui a touché Haïti. Le séisme le plus fort depuis 2 siècles. Même le cœur le plus dur ne peut pas rester insensible devant cette histoire. C’est pourquoi, hier, notre école a organisé un midi en hommage à tous les morts, à tous les disparus et à tous les blessés haïtiens. Miguel, un élève d’origine haïtienne, a interprété une chanson qu’il avait écrite pour l’occasion. De plus, tous les élèves se devaient de porter un vêtement blanc. J’ai été très étonnée de voir à quel point tout le monde a participé. J’ai dis à mainte reprises que je détestais cette école, mais, pour une fois, j’étais assez fière. Ce n’est pas grand-chose, ça ne reconstruira aucune maison et ne ressuscitera personne, seulement c’est quand même beau de voir que même dans le trou du c*** du Québec, il y a des gens qui pensent à eux.


Sur ce, je vous laisse avec des photos d’art. Ouais ouais ouais ! Mon papa m'a acheté des macarons pour me féliciter de l'obtention de mon permis. J'aaaaiiimmmeeee les macarons ! Je pense abandonner l’idée d’une carrière politique pour me lancer dans la photographie. Ok, meilleure blague de la journée, on est d’accord.