
Je suis des cours d’économie. Et mon prof, au tout début de chaque cours, tient à faire quelques minutes d’actualité. Parfois, c’est intéressant. Et parfois non. Hier, j’ai appris qu’en moyenne les Français utilisaient 120 mots différents dans une journée. Ce qui est très peu, évidemment. Pour ce qui concerne les Québécois, eh bien… hum… disons que c’est un nombre inférieur… Mais, savez-vous pourquoi ? Si les Québécois utilisent moins de mots différents dans une journée c’est tout simplement parce qu’un mot peut avoir plusieurs sens !
Bon, vous me direz que c’est la même chose pour le français. Et, je vous répondrai que vous n’imaginez pas à quel point le « québécois » possède plusieurs facettes.
Pour vous convaincre totalement, je vais vous donner un petit cours. TROP COOL, quoi.
Prenez un sacre (équivalent du juron) pour commencer. Pas tabernacle (à prononcer « tabarnac », soit dit en passant), beaucoup trop entendu. Christ (à prononcer « criss »). Ce simple mot, à ne pas dire trop fort devant ses parents par exemple peut être utilisé dans bon nombre de situations.
Vous pouvez l’utiliser comme un verbe…
« J’m’en criss. » - Comprenez : Cela ne m’intéresse que très peu.
« J’ai rien crissé du cours. » - Comprenez : Je n’ai pas effectué un effort intellectuel très intense, ce matin.
« Je suis en criss ! » - Comprenez : Oulala, je suis très en colère.
Ou comme un adverbe…
Modif. De l’adj. « C’est crissement l’fun ! » - Comprenez : Qu’est-ce qu’on s’amuse !
Modif. Du verbe « Il travaille crissement ! » - Comprenez : Il s’acharne au travaille !
Ou comme un nom, aussi…
« Le p’tit criss ! » - Comprenez : Quel enfant turbulent !
« Criss de conne. » - Comprenez : Cette personne n’est pas très intelligente.
Egalement comme ponctuation…
« J’ai faim, criss ! » - Comprenez : Je suis de plus en plus affamée.
« C’était long en criss. » - Comprenez : Ceci a pris beaucoup plus de temps que ce à quoi je m’attendais.
Je vous l’accorde, ce post ne vole pas très haut. Mais, je suis certaine que vous avez trouvé cet écrit très intéressant. C’était à titre éducatif, bien sûr.